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11 septembre 2026

Le lieu de la douleur est rarement le lieu du problème : qu'est-ce qu'une lésion primaire

Une hernie discale au niveau L5/S1 — mais la cause réelle se situe en Th12/L1. Ce qu'est une lésion primaire, comment on la localise et pourquoi la Rayess-Schöning Technique traite cet endroit-là, et non le lieu de la douleur.

Florian Schöning spricht beim IGMEDT-Kongress 2026 im Europahaus Wien über die Primärläsion-Diagnostik

Le 6 septembre 2026, Florian Schöning est monté sur scène au Congrès IGMEDT, à l'Europahaus de Vienne — dans le tout dernier créneau de la journée, déjà amputé par les interventions précédentes. Pas de place pour la théorie, seulement pour ce qui compte en pratique : la recherche de la lésion primaire.

Offizielles Kongressplakat der IGMEDT 2026 — Europahaus Wien, 04.–06. September 2026 (Quelle: iggmed.org)

Affiche officielle du congrès IGMEDT 2026, Europahaus Wien (source : iggmed.org).

Qu'est-ce qu'une lésion primaire

La plupart des regards diagnostiques se portent sur l'endroit où le patient ressent la douleur, ou sur le point où l'IRM montre une anomalie. Le diagnostic de la lésion primaire inverse cet ordre : il demande d'abord où, le long de la colonne vertébrale, se trouve l'unique endroit qui irrite l'ensemble du système — indépendamment du lieu de la douleur ou de ce que montre l'image.

„Angenommen, es ist ein Bandscheibenvorfall L5/S1 und die primäre Läsion ist Th12/L1 – dann behandeln Sie Th12/L1. Fertig." (citation en version originale allemande)

La hernie discale reste là où elle est. Elle n'est pas traitée, car selon ce diagnostic, ce n'est pas elle qui entretient le système.

Comment la méthode est née

La technique vient du Dr Adel Rayess, ostéopathe D.O. originaire du Liban, qui étudie le site de la lésion primaire depuis 28 ans. Il ne l'a pas découvert chez un patient, mais sur la table de dissection : pendant sa formation d'ostéopathe, il était chargé de préparer les cadavres pour les cours d'anatomie au scalpel.

„Und dabei ist ihm aufgefallen, dass, so lange er an der Wirbelsäule entlangfährt, es immer eine Stelle gibt, wo das Skalpell nicht flüssig durchläuft, sondern wo er richtig arbeiten musste." (citation en version originale allemande) Cet endroit se situait à une hauteur différente chez chaque corps. La question de savoir si ce point fixe existait aussi chez le patient vivant est devenue le point de départ d'une méthode que le Dr Rayess affine depuis trois décennies.

Trouver un endroit, traiter un endroit

Florian Schöning résume le principe en une phrase, à Vienne : „Das Entscheidende an der Methode ist, die eine Stelle zu finden, die eine Stelle zu behandeln und alles in Ruhe zu lassen." (citation en version originale allemande)

C'est ce qui distingue la Rayess-Schöning Technique d'une approche qui suivrait la carte des symptômes et traiterait plusieurs segments en parallèle. Elle commence au contraire par une seule question diagnostique : où est la lésion primaire — pas : où est-ce que ça fait mal.

L'ajustement vertébral lui-même joue également un rôle : il compte parmi les accès manuels les plus puissants au système nerveux, car son effet sur le système est particulièrement direct. Ce qui compte n'est pas la force de la technique, mais le fait qu'elle s'applique exactement à l'endroit de la lésion primaire préalablement localisé — pas n'importe où le long de la colonne.

Deux voies pour localiser la lésion primaire

À Vienne, Florian Schöning a présenté deux approches enseignées en parallèle dans le séminaire :

  • La palpation. Quiconque est exercé au travail manuel peut palper le site de la lésion primaire — le Dr Rayess, lui, examine et traite toujours manuellement, dans cet ordre.
  • L'interprétation de l'IRM. Sans expérience du travail manuel, on lit l'image IRM différemment : non pas en cherchant l'anomalie la plus frappante, mais l'endroit qui irrite le système. Le Dr Rayess a développé sa méthode au point de pouvoir localiser la lésion primaire à partir de l'image seule.

Une troisième voie — le Nervoscope comme complément instrumental — fera l'objet d'un article à part, pas encore rédigé.

L'honnêteté plutôt que la promesse de résultat

Interrogé sur le point de savoir si chaque lésion primaire se trouve et se traite aussi vite qu'une autre, Florian Schöning a répondu franchement à Vienne : „Wenn das so wäre, dann wäre ich Tremor-Spezialist und würde hier nicht stehen und reden, dann wäre ich irgendwo am Strand." (citation en version originale allemande) Certains cas permettent de localiser rapidement la lésion primaire, d'autres demandent nettement plus d'expérience.

Point important pour la lecture de cet article : les cas présentés dans la conférence et dans le séminaire sont des documentations de cas individuels issues de la pratique du Dr Rayess et de Florian Schöning. Ils illustrent une démarche diagnostique, pas une garantie de résultat — chaque évolution est individuelle, et toutes les lésions primaires ne répondent pas à la même vitesse.

Pourquoi cela concerne un public déjà formé

Pour les médecins, les Heilpraktiker et les ostéopathes qui ont déjà vu cent fois une IRM montrant une hernie discale, le diagnostic de la lésion primaire déplace la question : non pas « comment traiter ce résultat », mais « ce résultat est-il vraiment la cause ». Dans les cas chroniques ou déjà opérés à plusieurs reprises, c'est précisément ce déplacement qui, souvent, met en évidence que les approches thérapeutiques auparavant évidentes s'étaient révélées inefficaces.

La technique d'injection permettant de traiter en complément une lésion primaire localisée — dextrose à 5 %, périneurale, pas de prolothérapie — fera l'objet d'un article à part.

Comment l'apprendre

Localiser la lésion primaire — à la main ou à l'image — est une compétence qui s'entraîne, pas un don inné. Dans le NeuroSPINE Seminar Level 1, le Dr Adel Rayess et Florian Schöning enseignent exactement cela : le diagnostic de la lésion primaire et, dans la seconde partie, la technique d'injection NeuroNJect qui permet de traiter l'endroit localisé.

NeuroSPINE Seminar Level 1 · 25–27 septembre 2026 · Europahaus Vienne · avec le Dr Adel Rayess et Florian Schöning · 3 jours, 70 % de pratique, 20 places.

→ Réserver sa place au séminaire

À propos de l'auteur

Florian Schöning — Heilpraktiker (praticien de santé agréé en Allemagne) et physiothérapeute (M.Sc.), cofondateur de NeuroSPINE et concepteur de la technique d'injection NeuroNJect. 20 ans d'expérience clinique · plus de 120 formations continues · NeuroNJect/neuromodulation.

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